Le VRAI bilan du maire

Nous entamons aujourd’hui une série d’articles consacrés au bilan de l’équipe municipale actuelle. Vous y découvrirez, au fil des semaines, un bilan dont le maire se garde bien de se vanter dans sa communication officielle.

Bonne lecture.

Chapitre I : le Hold-up

Chat échaudé craint l’eau froide

Le 23 Mars 2014, 6125 électeurs portaient la liste conduite par Claude Raynal à la mairie de Tournefeuille. Quelques jours plus tard, ce dernier était logiquement élu Maire de Tournefeuille par ses collègues du Conseil Municipal.

Mais voilà que quelques mois plus tard, attiré sans doute par des pâturages plus verdoyants, il présentait sa démission, et Dominique Fouchier était alors désigné maire de Tournefeuille par les mêmes camarades. Certes, la manœuvre est légale, mais que penser de la légitimité d’un maire élu dans de telles conditions ? Et  que peuvent bien penser les électeurs de Claude Raynal ? N’ont-ils pas le sentiment fondé de s’être fait …berner ?

Alors, on a essayé de nous raconter une belle histoire : c’est parait-il la tradition à Tournefeuille de changer de maire en cours de mandat…Avec l’accord des électeurs ?

En réalité, tout le monde a bien compris qu’il s’agissait là d’une manœuvre de petite politique politicienne où le calcul électoral passait avant le respect des électeurs. Après cela, quel crédit peut-on encore accorder à la parole de ces personnes là ?

Les Français ne veulent plus de ces petits arrangements entre amis; ils l’ont dit lors des présidentielles de 2017 ; ils le diront encore plus fortement lors des prochaines élections municipales, c’est certain.

Les Tournefeuillais ne se feront pas berner une seconde fois car, comme le dit un de nos plus anciens proverbes : « Chat échaudé craint l’eau froide ».

Assemblée Générale

L’Assemblée Générale annuelle de l’UPA-T s’est tenue le Lundi 9 Septembre au Phare de Tournefeuille.

Le président, Bernard TONDEREAU a d’abord présenté un bilan des actions de l’année écoulée, soulignant le succès du rapprochement des trois associations à l’origine de l’UPA-T.

Le trésorier, Jean-Pierre MORGADES a ensuite présenté le rapport financier de l’association ; comme le rapport moral du président, il a été approuvé à l’unanimité par les adhérents.

 

Il a ensuite été procédé au renouvellement d’un tiers des membres du Conseil d’Administration. Cinq nouveaux membres ont ainsi été élus par les adhérents :

  • Pierre HEDIN
  • Nicole CANTISANO
  • Cyril CHAMINADE
  • François FERRIER
  • Hélène COME

 

Les quinze membres du C.A ont ensuite reconduit à l’unanimité les membres du Bureau dans leurs fonctions :

  • Président : Bernard TONDEREAU
  • Trésorier : Jean-Pierre MORGADES
  • Secrétaire : Arnaud DEMEUSOIS

 

Le président a ensuite fait un point sur la situation politique à Tournefeuille en vue des prochaines élections municipales.

Puis les adhérents ont pris connaissance des travaux des différents comités : urbanisme, transports, social, finances, sécurité, communication ; le premier tract en vue des élections municipales a été présenté par Arnaud DEMEUSOIS.

Ces différentes présentations ont été l’occasion d’échanges riches et variés.

 

L’Assemblée Générale s’est terminée autour du verre de l’amitié dans une ambiance détendue où chacun a pu exprimer sa confiance en l’avenir de notre association.

Incendies criminels

Lors du Conseil Municipal du 16 Mai dernier, nos élus ont interpellé le Maire sur les incendies criminels qui se sont produits rue de Belbèze, au sein de la résidence « La Traviata » : 3 incendies et vols en trois mois.

 

Réponse du Maire : […] Ce qui est maîtrisé, c’est la façon dont on se saisit des sujets, la façon dont on travaille avec la Police Nationale, la Police Municipale et le service de Prévention pour faire au mieux et pour résoudre un certain nombre de difficultés auxquelles nous sommes confrontés.

 

Beaucoup d’assurance, comme d’habitude, mais hélas, cette belle maîtrise affichée vient de se fracasser sur la dure réalité des faits.

 

Le 20 Août dernier, les habitants de La Traviata ont subi un 4ème incendie dans le parking souterrain de la résidence. Et ils ont découvert avec stupeur que la police n’avait effectué aucune enquête au sein de la résidence suite aux incendies précédents.

 

Les habitants n’en peuvent plus et sont excédés, et pas seulement à cause des dépenses financières que peuvent entraîner ces incendies (400 % d’augmentation de la prime d’assurance pour la résidence). Alors, ils ont mis en place, par leurs propres moyens, des mesures afin de sécuriser la résidence (gardiennage, caméras de surveillance, sécurisation des portes d’accès au sous-sol….)  mais malheureusement cela ne semble pas suffire.

Ils ont demandé au Maire de mettre en place des caméras de surveillance rue de Belbèze ; en vain

En tout cas, pour eux, une chose est sûre : le Maire ne maîtrise pas du tout le sujet !

 

Arrêtons le massacre !

Les logements dits sociaux.

La récente affaire de Rugy nous a révélé que ce monsieur occupait un logement à « vocation sociale ». On connaissait les logements sociaux, mais pas les logements à vocation sociale ; et pour cause : ils ne sont pas reconnus par le législateur comme entrant dans la catégorie des logements sociaux !

Ce sont en effet des logements proposés à la location par des bailleurs privés, qui bénéficient de dispositifs de défiscalisation tels que les dispositifs Scellier, Duflot, Pinel, etc… En contrepartie de ces avantages, les bailleurs privés doivent s’engager à louer leur bien sur une durée minimale (6,9 ou 12ans) et respecter un plafond de ressources de leurs locataires ainsi qu’un loyer maximum.

Ces plafonds ne sont pas très éloignés de ceux que doit respecter un bailleur social pour proposer un logement financé par un Prêt Locatif Social (PLS).

Voici ce que ça donne à Tournefeuille qui se situe en zone B1 :

 

Zone B1 PLS Pinel

Revenu mensuel Max

Personne seule

2234€ 2597€
Loyer mensuel Max

Pour 50m²

442€* 514€

*Place de stationnement en sus

On voit que ces deux types de logements concernent à peu près la même population de locataires.

Alors, pourquoi ces logements à « vocation sociale » n’ont-ils pas été retenus comme logements sociaux, ce qui fait qu’ils ne sont pas comptabilisés dans les fameux 25% après lesquels courent de nombreuses communes, ce qui les amène à bétonner à tour de bras ?

C’est tout simplement parce que les intérêts en jeu sont très importants pour certains :

 

  • Les élus qui sont aux commandes des conseils d’administration des organismes HLM voient dans la construction et l’attribution des logements une prérogative sur laquelle ils veillent jalousement.
  • Les organismes HLM qui bénéficient d’une rente de situation plus que confortable. Il faut savoir, en effet, que plus de 700 organismes gèrent en France le parc social, percevant chaque année environ 16 Milliards d’euros d’aides publiques. Les frais de gestion de ces organismes représentent 23% des loyers, soit plus de 4,5 milliards d’euros 1. On comprend en effet que ceux qui bénéficient de cette rente ne souhaitent pas que les choses bougent, et que leur intérêt soit que l’on produise encore et encore des logements dits sociaux, et non pas des logements à «vocation sociale ».

 

C’est donc pour des raisons d’intérêts particuliers, financiers  ou électoralistes, que cette distinction arbitraire a été créée.

L’affaire de Rugy, en faisant l’amalgame entre logements sociaux et logements à « vocation sociale » aura au moins eu l’avantage de porter l’attention du public sur le caractère injustifié et malsain de cette distinction.

Car, si on intégrait les logements à « vocation sociale » aux logements sociaux, nous atteindrions immédiatement les objectifs fixés par la loi « Duflot » (25% de L.S en 2025), et il deviendrait alors inutile de construire à tout va comme c’est le cas aujourd’hui.

Par exemple, en région toulousaine, les investisseurs (Pinel) concentrent 67% des ventes  (5685 ventes en 2017), contre 24% à des propriétaires occupants et 9% aux bailleurs sociaux 2.

On voit donc que les investisseurs privés fournissent l’essentiel du parc de logements à « vocation sociale » et qu’en comptabilisant ceux-ci dans les logements sociaux, de nombreuses communes, dont Tournefeuille, se retrouveraient instantanément au-delà des objectifs fixés par la loi. Plus rien, à part des intérêts non avouables, ne justifierait dès lors la politique actuelle de bétonisation à outrance.

ARRÊTONS LE MASSACRE ! Il faut cesser de courir après ces 25% de logements sociaux ; dans les faits, nous y sommes déjà, et largement !

 

1 Source : IFRAP

2 Source : FPIOM : Fédération des Promoteurs Immobiliers Occitanie Toulouse Métropole

Un été très chaud

Non, il ne s’agit pas d’évoquer ici ces journées où le thermomètre a joué avec les 40 degrés à Tournefeuille. Mais plutôt ces journées où les incivilités et dégradations en tous genres se sont multipliées sans que la Mairie ni la presse n’en soufflent un mot.

Rien que pour le mois de Juillet :

  • Bagarre générale à la piscine municipale
  • Bagarre pendant la fête foraine
  • Incendie criminel à l’école de danse
  • Véhicule d’entreprise « caillassé » au boulodrome
  • Club House du Football visité et vandalisé
  • Vandalisme au Club House du Rugby
  • Dégradations au cimetière Avenue Doumergue
  • Porte d’accès au gymnase du Château  « caillassée »
  • Effraction au collège Léonard de Vinci
  • 9 cambriolages à La Paderne

 

Tout cela est bien loin du discours officiel du Maire selon lequel tout va bien à Tournefeuille ! Les faits vécus démentent les discours, et le bilan de ce mandat, en terme d’insécurité, est catastrophique. Les statistiques flatteuses qu’on nous produit sont loin de refléter la réalité du quotidien.

Chacun d’entre nous a pu constater que cette réalité est bien plus inquiétante que ce qu’on veut bien nous dire : n’hésitez pas à nous faire part des actes de délinquance, d’incivilité ou de vandalisme dont vous êtes témoins ou victimes : nous les ferons connaître afin de dénoncer l’omerta officielle.

La troisième ligne de métro

Dans le cadre du projet de troisième ligne de métro soumis à enquête publique, l’UPA-T a fait parvenir au Président de la commission d’enquête la contribution ci-après. Cette contribution vise à devenir une proposition de campagne de l’UPA-T pour les élections municipales de Tournefeuille en Mars prochain.

Elle présente plusieurs avantages :

  • Elle est réaliste car elle peut être mise en œuvre simultanément avec la 3ème ligne de métro dès 2025.
  • Elle est économe en moyens car, avec une seule ligne de bus type Linéo, elle permet de joindre les lignes de métro A et TAE en passant par notre ville et en empruntant des aménagements existants ou programmés à court terme,
  • Elle répond à un besoin de transports rapides et performants, cruellement absents aujourd’hui, vers les deux bassins d’emploi qui jouxtent la ville : Colomiers et Basso-Cambo.
  • Elle offrira aux automobilistes provenant de l’ouest toulousain la possibilité de rejoindre ces bassins d’emploi sans traverser notre ville.
  • Elle permettra aux Tournefeuillais de se sentir un peu plus concernés qu’ils ne le sont aujourd’hui par ce projet métropolitain de 3ème ligne de métro.

Cette proposition n’exclut pas de poursuivre les contacts et de travailler afin d’obtenir le prolongement de la ligne A,  ou une bretelle de la future 3ème ligne vers Tournefeuille, mais il s’agit là d’objectifs de plus long terme, hors de portée au cours de la prochaine mandature.

 

Enquête publique 3ème ligne de Métro

Contribution de l’association UPA-T : Union Pour une Alternative à Tournefeuille.

Tournefeuille, troisième ville du département avec 27 000 habitants, contribue largement à la croissance de la Métropole toulousaine en prenant une part significative dans la production de logements neufs. Pourtant, les investissements de la Métropole pour la commune en matière de déplacements et de transports ne sont pas à la hauteur de ces enjeux. En effet, après la transformation du bus 65 en Linéo3 en 2018, plus aucun projet structurant n’est inscrit pour le futur, que ce soit au PLUi-H ou au PARM. Or, malgré la mise en service du Linéo3, la ville de Tournefeuille continue de subir une hausse continue du trafic routier et arrive aujourd’hui à un point de saturation proche de la paralysie. Cette situation est liée à la croissance démographique liée à la rareté de moyens de déplacements performants ; elle est aggravée par le fait que Tournefeuille est un point de passage quasi obligé pour les habitants de l’ouest toulousain qui se rendent sur l’un des trois bassins d’emploi qui jouxtent la ville. Différentes études ont montré que ces flux se répartissent à peu prés également en trois tiers : 1/3 vers Basso-Cambo, 1/3 vers Toulouse, 1/3 vers Colomiers et la Zone de l’aéroport.

La mise en service de la troisième ligne de métro ne constituera une réelle avancée pour Tournefeuille que si elle s’accompagne d’une desserte rapide et cadencée vers la future station de métro la plus proche : « Airbus Colomiers (Ramassiers) ».

Cette desserte permettrait d’offrir une solution crédible de report modal aux automobilistes venant de l’ouest toulousain qui se rendent sur le bassin d’emploi de l’aéroport.

Elle pourrait par ailleurs être facilement complétée par une branche desservant la station « Basso-Cambo » de la ligne A, permettant d’inciter un report modal des automobilistes se rendant sur ce bassin d’emploi.

Au final, en créant une seule ligne de bus, cadencée à la manière des Linéo, entre les stations « Airbus Colomiers » et « Basso-Cambo », il serait possible d’offrir une véritable alternative, non seulement aux automobilistes provenant de l’ouest toulousain qui désirent se rendre sur ces bassins d’emplois et au-delà, mais  également aux Tournefeuillais.

Le tracé de cette ligne devra emprunter au maximum les infrastructures existantes (rue du Petit Train aménagée pour le Linéo3, tronçon Mounède- Basso-Cambo) ou programmées (Voie des Ramassiers, Avenue du Marquisat). Il devra également être accompagné de la création d’un Parc Relais à proximité de l’actuel site SOCAMIL.(Voir plan).

La mise en service d’une telle ligne de bus constituerait une avancée considérable en termes de déplacements pour la ville de Tournefeuille et permettrait d’apporter une réponse forte aux problèmes de circulation automobile. L’utilisation d’infrastructures performantes sur la majorité du trajet permettrait également d’en réduire le coût. Elle permettrait enfin aux Tournefeuillais de bénéficier de la dynamique que créera la troisième ligne de métro et de se sentir réellement concernés par ce projet métropolitain.